Esprit Aïkibudo 2

L’Aïkibudo ou voie de l’harmonisation des énergies par une pratique martiale, est un art de défense individuelle, qui puise ses racines dans les techniques guerrières des clans de samouraï japonais et plus particulièrement dans les techniques secrètes de combat du clan TAKEDA.

Etant devenu au XXème siècle , une voie martiale, il prône aujourd’hui l’éducation du pratiquant au travers de mises en situation de défense.

S’agissant d’un art, il n’y a pas de règles. Il n’y a pas combat au sens propre du terme avec en résultat un vainqueur et un vaincu , ce qui est la situation que l’on trouve dans les sports de combat tels que le judo ou le karaté, par exemple. Un pratiquant prend le rôle d’un agresseur et à ce titre, va délivrer des attaques de type saisie, des frappes avec les mains ou les pieds. Celui qui lui fait face, va appliquer ses techniques de défense sur cette situation, ce qui doit le conduire à esquiver les attaques, à se défaire des saisies et ensuite à projeter son partenaire au sol, au moyen d’une clé articulaire ou d’une mise en déséquilibre. Il peut également l’amener au sol par contrainte douloureuse et là, l’immobiliser.

Par la suite les rôles vont s’inverser et l’attaquant deviendra attaqué. Il ne saurait donc y avoir de compétition en AIKIBUDO. L’attaque n’a pour but que de permettre à son partenaire de travailler. Ce n’est pas pour autant que cette attaque doit être médiocre, au contraire. De même la technique de défense doit être efficace, sans devenir brutale.

L’art est bâti sur l’esquive, sur la souplesse et sur la technicité. Il ne doit pas y avoir recours à la force physique.
Le respect de l’intégrité du partenaire est un principe fondamental. Il y a bien sur des différences notables entre Aïkido et Aïkibudo. Les principes restent les mêmes mais les techniques et leur mise en application sont différentes.

Le pratiquant commence 7ème Kyu, vêtu d’un kimono (qui s’appelle en réalité un KEIKOGI) blanc.
Après un délai variable, (entre 3 et 5 ans) il peut passer son 1er Dan (la fameuse ceinture noire) et porte alors l’Hakama noir ou bleu nuit, sorte de pantalon très ample ,qui est un vêtement traditionnel japonais.

Mis au point il y a près de 30 ans par Me Alain FLOQUET, 8ème dan, élève de Maître MOCHIZUKI MINORU, l’aïkibudo conserve un ancrage fort dans la tradition au travers de deux pratiques : le Daito ryu qui est le recueil historique des techniques anciennes du clan TAKEDA et le Katori Shinto ryu qui est une école traditionnelle d’armes anciennes japonaises ( sabre , bâton lance ; voir rubrique KOBUDO).

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